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Depuis les temps les plus anciens les êtres humains se sont intéressés à leurs rêves. Selon les cultures c’était un lien d’échange le matin sous le tipi ; dans les cultures grecques ou romaines, tantôt un message des dieux ou des visions prémonitoires, etc.
Après Freud, Jung a approfondi le message des rêves grâce à la connaissance des principales pulsions humaines qui sont comme autant de points de repères surs pour ne pas s’égarer dans des interprétations fantaisistes.
Pour plus de détails sur ces pulsions vous pouvez lire l’ouvrage de Pierre Bour « les Racines de l’Homme ».
Je conseille en général de noter ses rêves au reveil dans un carnet réservé à cet effet.
Pourquoi donner de l’importance à nos rêves ?
Tout comme nos somatisations ils sont un langage symbolique de notre inconscient qui peut nous aider à mieux nous connaître et à sentir les énergies qui sont à l’œuvre en nous ; qui plus est, lorsque nous avons entrepris un travail sur nous même.
Les rêves ont plusieurs fonctions, celle, cathartique, de nous aider à éliminer le trop plein de tension, en particulier à travers les cauchemars.
Prendre conscience de ce qui souffre en nous, de ce qui cherche à grandir vers plus d’harmonie, d’unité et de bien-être. Différentes approches nous sont proposées pour en comprendre le symbolisme. L’analyse Freudienne des symboles, la connaissance Jungienne des pulsions, le psychodrame qui met en scène les différents éléments du rêve, la gestalt qui considère que nous sommes toutes les parties du rêve, nous invite à le raconter à haute voix en s’identifiant à tous les éléments du rêve pour apporter une compréhension à l’ensemble du message de l’inconscient.
Après l’entraînement que nous donne une analyse ou une psychothérapie utilisant une ou plusieurs de ces approches, nous pouvons progressivement décrypter seuls ce que nous cherchons à nous dire à nous même à travers le langage symbolique de nos rêves.
Si vous ne vous souvenez pas de vos rêves le matin, cela ne veut pas dire que vous ne rêvez pas. Deux raisons principales peuvent en être la cause. Trop de souffrances de votre histoire qui n’ont pas encore trouvé les mots (si on met « et les maux » ça peut conduire à penser que le travail sur les reves déclenche des maux) pour s’exprimer, donc des résistances à vous souvenir. Un présent difficile à vivre et des priorités qui monopolisent votre énergie.
Enfin pour clore ces quelques lignes, une suggestion pertinente de Jung qui conseille à propos de certains de nos rêves qui nous paraissent riches de sens, d’y repenser, de les méditer à certains moments de la journée, pour permettre au rêve de livrer un peu de son sens et favoriser le travail d’élaboration inconscient et conscient.
Il n’y a pas de bons ou mauvais rêves, cauchemars ou rêves plaisants, tous peuvent être source de connaissance et de mieux être sur ce long chemin de notre évolution. Comme le disait Ma Ananda Moyi « ce que l’être humain à le plus besoin d’apprendre, c’est la patience »
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